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Histoire d'Agadir
Plusieurs siècles avant notre ère, et avant l’Islam, des phéniciens sont arrivés dans la région d’Agadir.
Le grand voyageur carthaginois Hanoun pendant son périple autour de l’Afrique a parlé d’une région peuplée le long de cette baie et de son littoral poissonneux. A cette époque, la vallée du Souss est recouverte d’une végétation luxuriante où s’abattent même les éléphants. La baie d’Agadir a donc été l’un des sites les plus anciens de l’humanité. Des silex taillés et des débris de coquillage dans les grottes aux flancs des collines de Cap Ghir, témoignent d’une civilisation préhistorique.
On ignore tout ensuite de la région jusqu’au XIéme siècle, jusqu à l’épanouissement de Taroudant qui exporte des minerais. Agadir, devient alors un important centre de transbordement, transformé plus tard par les Portugais en un relais pour leurs voyages le long de la côte africaine.
Au début du XVIéme siècle, les entreprises portugaises sur la côte atlantique marocaine devaient se manifester par la construction d’un petit comptoir de pêche édifié au Nord de la baie en 1505 Une petite gargaizon s’installa dans un modeste fort érigé sur l’emplacement de Founti (dénomination d’une source d’eau en portugais), autours de laquelle s’est développé un village de pêcheurs. Cette œuvre des portugais dont l’histoire a gardé tracé, fut construite au pied de l’éperon montagneux dominant la baie, afin d’assurer la sécurité de leurs navires voguant vers les Indes. Le port devient actif et attira les commerçants et les intermédiaires espagnols, français, italiens et surtout les Génois et prit le nom de Founti. Les tribus soussi musulman vivaient en conflit avec les Portugais depuis 1509 et des soulèvements furent organisés par A. kaïm bi Amri Allah Essadi jusqu’en 1517.
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Les Portugais furent chassés de Founti et ce fut la création d’Agadir. Ighir, mot dans le dialecte berbère signifiant "grenier" ou fortin que certaines tribus appellent "Agadir Oufella" ou "Agadir du haut" plus connue par la "Kasbah". Mais l’ère de prospérité d’Agadir et du Souss débutera en 1578, lorsque le chérif Mohamed El Mehdi, qui gouvernait Taroudant, introduisit la culture de la canne à sucre. Le succès fut tel que la production couvrit non seulement les besoins locaux, mais fut même exporté en Europe. Une cité au passé prestigieux ouverte sur l’occident : A partir de 1656, le Souss devint le théâtre des luttes intestines entre chefs et tribus indigènes, ce qui devait compliquer les incursions des corsaires et les prétentions audacieuses des Danois. Le commerce s’en ressentit très sérieusement et les négociations étrangères ne furent plus à l’abri des vexations. En 1702, ils durent se réfugier aux Canaries pour quelques temps. Toutefois, le commerce quoiqu’en décadence marquée se poursuivit avec des hauts et des bas jusqu’en 1773, date à laquelle, le Souverain Alaouite Sidi Mohammed Ben Abdellah, (1757-1789) ferma Agadir et invita les marchands européens à transférer leur commerce à Mogador "Essaouira", fondé en 1765 .Aprés l’indépendance la ville d’Agadir connue un grand essor et devient l’une des stations balnéaires les plus prisées.
Un drame frappe la ville en plein épanouissement en 1960 ,le tremblement de terre rase la ville produisant des pertes matérielles et humaines énormes mais grâce à la volonté du roi Mohammed V et la population régionale et nationale la ville fût reconstruite pour redevenir la première destination balnéaire marocaine .Agadir est la capitale de la région Souss Massa Draa.
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